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Si votre chauffe-eau a plus de 10 ans, votre compagnie d’assurance ne le couvre probablement plus! Et ça pourrait vous coûter très cher.


Fabrication avec de faibles standards de qualité, installation non-certifiée, teneur élevée en fer dans l’eau… Pour de nombreuses raisons, la durée de vie des réservoirs à eau chaude n’est pas toujours très élevée. Ce qui explique, en partie, le fait que les dégâts d’eau causés par les chauffe-eau soient aussi nombreux.

Résultats ? La majorité des compagnies d’assurance demande à leurs assurés de changer l’appareil après 10 ou 12 ans, sans quoi ils devront payer la note en cas de sinistre, ou une franchise de 5 000 $.


Pour continuer à bénéficier de leur protection, il vous faudra donc changer votre chauffe-eau après l’âge de couverture, et ce, même s’il fonctionne encore très bien.

On comprend les assureurs: les dégâts d’eau constituent la principale cause de réclamation auprès des assureurs en habitation au Québec. En fait, selon le Bureau d’assurance du Canada (BAC), ces dommages représentent 50 % des montants des réclamations versés, et les chauffe-eau sont souvent responsables!


Évidemment, les modalités changent selon les assurances. Abby, chez TD Assurance, nous assure que l’entreprise ne demande aucun âge limite pour les chauffe-eau. Chez Industrielle Alliance, la limite est fixée à 10 ans. Mais la plupart exige un remplacement des réservoirs à eau chaude après 12 ans.


Des garanties très variables

Ici, les distributeurs et les assureurs ne s’entendent pas. Les compagnies limitent pour la plupart l’espérance de vie à 12 ans alors que des fournisseurs offrent des garanties de leur produits allant jusqu’à 15 ans.


Nous avons même déniché un chauffe-eau qui annonce une durée de vie garantie de 40 ans! Car le réservoir du chauffe-eau d’Énergie 18-18 inc., conçu et fabriqué au Québec, est construit en acier inoxydable. Il ne produit donc pas de rouille, ne se perce pas. Le premier chauffe-eau que M. Perciballi, le fabricant, a élaboré en 1982, est celui qu’il utilise toujours à la maison! Que pensent les compagnies d’assurance de ce produits? Sont-elles prêtes à réviser leurs garanties? Josée Séguin chez DPJL Service VIP a posé la question à Intact Assurance. Voici ce qu’ils lui ont répondu:


« Il n’y a actuellement aucune expertise indiquant la durabilité de ces réservoirs, étant donné qu’il n’y en a pas d’assez âgés installés. On ne peut donc en faire la vérification. De nouvelles vérifications seront sans doute apportées à ce sujet d’ici quelques années et des normes spécifiques pourraient alors être appliquées ». Intact Assurance.

Pour le moment donc, on appelle directement sa compagnie d’assurance pour en savoir plus. Il est possible qu’aucun passe-droit ne vous soit accordé, mais certaines compagnies pourraient vous donner un rabais sur la prime d’assurance. Un client d’Énergie 18-18 inc. a par ailleurs eu droit à une remise de 200 $ après avoir installé un de leur chauffe-eau.


Fin de vie utile

Outre la durée exigée par les assurances, comment peut-on savoir si son réservoir est arrivé à sa fin de vie utile?

  1. On recherchera premièrement les signes de rouilles. Si l’eau dans votre verre est teintée, ou que vos vêtements pâles ressortent tachés, votre cuve contient probablement de la rouille. Il faut la changer.

  2. Autre signe que le chauffe-eau tire à sa fin ? La quantité d’eau chaude est moins importante.

  3. Finalement, si vous trouvez des traces d’humidité sur le réservoir, c’est également un signe qu’il est temps de le changer.

Attention. Si vous voyez de la rouille dans le bas du cylindre, il y a probablement une fissure dans le réservoir, et il faudra changer l’appareil au plus vite avant que l’eau ne s’en écoule !

Et pour connaître l’âge réel de son appareil? Il suffit de regarder sur la plaque collée sur l’extérieur du réservoir.


En cas de problèmes avec ses assurances, on fait quoi ?

Pour un litige à propos d’un chauffe-eau, ou pour régler n’importe quel problème avec ses assurances (refus d’indemnisation, désaccord, exclusions au contrat, etc.), diverses options sont possibles :

  1. Appeler le service à la clientèle de son assureur. La majorité des différends se règlent ainsi. Pour en savoir plus, contacter le Centre d’information sur les assurances du Bureau d'assurance du Canada (BAC).

  2. Envoyer une plainte écrite à l’assureur. Ici encore, on contacte le Centre d’information sur les assurances du BAC si on veut en savoir plus sur nos droits et nos recours, ou encore pour se faire accompagner dans la procédure.

  3. Porter plainte auprès de l’Autorité des marchés financiers (AMF) ou y faire transférer notre dossier. L’AMF offre un service de traitement des plaintes. Il évaluera alors la possibilité pour les deux parties de régler le tout en médiation (à l’amiable). Mais pour ce faire, votre compagnie d’assurance doit collaborer. Sans quoi, il reste l’option 4.

  4. Porter sa cause devant les tribunaux. Pour un montant maximum fixé à 15 000 $, il est possible d’aller à la Cour des petites créances.


Bonnes pratiques

Tout électroménager utilisant de l'eau est susceptible de fuire un jour où l'autre.

Comment s'assurer de ne pas être surpris par les dégâts d'eau? Le système NOWA 360® de la compagnie Inflotrolix répond à cet enjeu: ce détecteur sans fil, que l'on pose dans les zones à risque, tel que près du chauffe-eau, le saura pour vous.

Dès qu’une fuite d’eau se produit, le détecteur relaie le signal à l’unité de contrôle et en moins d’une seconde, l’unité de contrôle déclenche la fermeture de la valve électrique installée à même l’entrée d’eau principale. Très pratique en cas d’absence! Une belle option également pour les bâtiments multilogements en copropriété : la hantise d'écoper de l'eau venant du voisin du dessus n'est plus d'actualité avec ce détecteur-contrôle.

La certification LEED V4 demande pour sa part que soit installé dans toute nouvelle construction un drain de plancher avec bac de rétention, ou une pente de plancher vers le drain, pour le chauffe-eau.


Notez que la loi vous permet de remplacer vous-même le chauffe-eau, mais du point de vue des assurances, vous devrez assumer les frais de franchise en cas d’accident. Il se pourrait même que votre assureur vous refuse un renouvellement de contrat. Contacter un plombier est donc un bon choix!


Vous voulez tout de même le changer seul? L’installation étant régie par des normes contenues dans le Code de construction du Québec, assurez-vous de bien les connaître (par exemple, seul le propriétaire résident peut effectuer le travail).


Source: EcoHabitation


La pose du pare-vapeur a pour objet de tenir la structure des maisons au sec. Mais au final, de cette pratique peut résulter un taux d’humidité trop élevé dans la maison et la structure. Il est plus que temps d’explorer des alternatives.


Pare-vapeur + air climatisé = risque d'humidité dans les murs

Voici un fait peu connu : un pare-vapeur en polyéthylène associé à une climatisation peut laisser se former de l'humidité dans les murs. La responsable? La condensation. Les conséquences? En boût de ligne, l'humidité, pouvant mener en boût de ligne à des moisissures.


Si votre maison est assez récente, elle est probablement équipée d’un pare-vapeur en polyéthylène (c'est la norme, plutôt que l'exception). Dans ce cas, vous devriez éviter de climatiser à excès et mettre en place une stratégie alternative pour garder la maison au frais l’été et au chaud l’hiver.

  1. Si c'est opportun, profitez des travaux de remplacement du revêtement extérieur pour installer un panneau isolant rigide continu à l’extérieur.

  2. Installez un ventilateur récupérateur d'énergie ou de chaleur (VRE ou un VRC), ce qui est obligatoire dans les maisons neuves.

Car rappelez-vous: l’isolation est un investissement profitable (presque) à vie, contrairement à un système central coûteux et sophistiqué, qui nécessite de l'entretien régulier ou d'être remplacé. Voyons les explications de l’expert en science du bâtiment, Joe Lstiburek.

Pour Denis Boyer, il existe un remède simple pour limiter les risques de condensation interstitielle par temps chaud, et les dégâts qui en découlent.

« Il faut simplement limiter le recours à la climatisation. En particulier, évitez de tenir dans votre maison un climat propice au confort d'un ours polaire en plein été (et le contraire en hiver!). Privilégiez plutôt des vêtements légers et gardez le thermostat à une température aussi élevée que possible, environ 25 °C ou plus, si votre corps le supporte facilement. Vous pourrez ainsi économiser beaucoup sur les frais de climatisation tout en prologeant la durée de vie de l'enveloppe du bâtiment. »


Pourquoi les vieilles maisons climatisées sont-elles en excellente condition, alors que les nouvelles pourrissent?

Il y a un siècle, les maisons étaient faites de pierres, de briques et de bois massif. Ces matériaux sont peu affectés par l'humidité ou étaient utilisés dans un environnement propice à sécher naturellement. Les maisons ainsi construites étaient alors mal isolées ; elles dévoraient l’énergie (bon marché), tout en aspirant une grande quantité d’air frais qui agissait pour assécher la structure. Ainsi, elles évacuaient l’humidité.

De l’énergie était consommée pour continuer à chauffer malgré les fuites d'air et tout allait bien (ou du moins le pensions-nous avant d’être mieux informés), pendant que les gens gardaient les pieds au chaud devant le feu de foyer.

De plus, les murs intérieurs des maisons étaient recouverts de plâtre, généralement posé sur un support en lattes, lequel nécessitait une humidité relative (HR) de plus 99 % avant de permettre la formation de moisissures. Avec les améliorations récentes apportées aux constructions nord-américaines, ces finitions ont été remplacées par les cloisons sèches, du gypse revêtu de papier qui ne demande que 80 % d’HR avant que la moisissure commencer à former des colonies.

Lorsque nous isolons et rendons nos maisons étanches, elles ne gèrent pas aussi bien l'humidité. Généralement, l'humidité y est emprisonnée dans les murs. Ajoutons également le fait que nous utilisons maintenant des produits de bois reconstitué, plus sensibles aux dommages causés par l’humidité, relativement au bois massif. Si vous pensez construire une maison avec des panneaux OSB « parce que tout le monde le fait », voyez ici pourquoi nous considérons que le petit coût supplémentaire du contreplaqué peut valoir la chandelle!

Attention à ne pas confondre pare-vapeur et pare-air: ces produits sont différents, et ne jouent pas le même rôle!


Alors, pourquoi les nouvelles maisons pourrissent-elles alors que les anciennes sont en bon état?

Vous l’avez deviné: parce que les maisons modernes emprisonnent l’humidité dans les murs derrière un pare-vapeur en polyéthylène! Il ne faut donc pas s’étonner qu’une maison avec des matériaux durables et très peu d’isolation et de nombreuses fuites d'air reste grosso modo dans le même état aujourd’hui, qu’il y a 100 ans, lors de sa construction. En tentant de se garder au chaud avec nos feux de foyers crépitants ou nos systèmes de chauffage radiant à eau chaude, nous séchions les maisons de l’intérieur. Mais il ne faut pas non plus s'étonner si, pour diverses raisons, on n’a pas pu continuer à construire ainsi.

Est-ce une solution de ne plus isoler?

  • Non, il n’y a pas assez d’énergie disponible pour ça. En plus, ça coûte cher...

Est-ce que la solution est de ne plus utiliser de matériaux en bois composite?

  • Non, il n’y a pas assez d’arbres pour ça. Et c'est quand même bien pratique.

Ce que nous devons faire, c’est de comprendre le phénomène et adapter notre façon de concevoir les murs pour gérer efficacement l’humidité!


Comme la plupart des maisons neuves en Amérique du Nord sont maintenant équipées de climatisation, la première étape, et la plus importante, consisterait à ne plus inclure de pare-vapeur en polyéthylène dans les murs, sauf dans les climats extrêmement froids, ou encore de changer leur position dans l’assemblage mural.


Les barrières de vapeur qui ne laissent passer aucune humidité fonctionnent parfaitement bien en hiver et, avant l’ère des airs climatisés et des murs très bien isolés, elles étaient plutôt inoffensives en été. Mais comme les maisons sont maintenant mieux isolées et mieux refroidies lors des mois les plus chauds, le pare-vapeur fini par être du mauvais côté du mur en été!

Si vous vivez dans un pays à l’hiver sans fin, un pare-vapeur en polyéthylène posé à l’intérieur est une excellente idée. Mais au Canada et sur la côte Est des Etats-Unis, nous semblons oublier les quelques mois chauds et humides annuels, qui sont toutefois bien présents.

Les champignons ont besoin de beaucoup d’énergie pour gruger un bois massif, et nous leur avons simplifié la tâche en créant un buffet virtuel de matériaux faciles à digérer. L’ajout d’un pare-vapeur en polytène dans le mélange crée une atmosphère dinatoire 5 étoiles.

Composition de mur pouvant se déteriorer facilement : contreplaqué > OSB > panneaux rigides > panneaux de particules > papier.


Aujourd’hui, pour construire les structures de nos maisons, nous utilisons souvent des produits en bois reconstitués qui ont été réduites en morceaux minuscules et maintenus ensemble par des colles qui peuvent être ramollies encore plus grâce à la vapeur qui migre jusqu'au pare-vapeur et à la condensation en gouttelettes d’eau qu’il permet.

En hiver, les niveaux d’humidité relative à l’intérieur des maisons étanches à l’air peuvent augmenter considérablement en l’absence d’un système de ventilation adéquat. La combinaison de cette humidité et des surfaces froides, provoquées par les ponts thermiques dans les cloisons, expose la surface des panneaux de gypse à un risque important de condensationà la surface du mur, avec des conséquences néfastes en perspective.


L’environnement intérieur des maisons a considérablement changé au cours des dernières décennies, ce qui pose de nouveaux défis de conception de l'enveloppe. Et malheureusement, le code du bâtiment a souvent échoué à suivre ce rythme. Les mesures de contrôle de la vapeur qui visaient originellement à empêcher les murs de s'imbiber d'eau l'hiver, les empêchent maintenant de sécher en été. Nous savons comment construire les murs, mais dans de nombreux cas, les organismes derrière les Code et réglementations n’ont pas effectué les mises à jour nécessaires.


Joe Lstiburek a laissé une marque indélébile sur les codes du bâtiment aux États-Unis et, à notre avis, ils s’en tirent bien mieux qu’ici. Le Canada n’a pas été aussi chanceux et sa frustration à l’égard du Code national du bâtiment était manifeste à la conférence à laquelle j’ai assistée. Avec un peu de chance, nous verrons peut-être des changements dans l’utilisation future du pare-vapeur et dans l’assemblage des murs, ou dans l’adoption d’un apprêt retardateur de vapeur à appliquer simplement sur la peinture. Il en résultera des logements mieux construits, mieux adaptés à notre climat et à notre mode de vie, et surtout, plus durables et plus résistants.


L'avis d'Écohabitation

Pour Benjamin Zizi, conseiller énergétique chez Écohabitation, Joe Lstiburek a encore une fois totalement raison : « Effectivement, le poly est un pare-vapeur efficace à 100% en hiver. Mais, si on climatise en été, il est alors posé du mauvais côté. C'est pour ça qu'il vaut mieux mettre un retardateur de vapeur, et idéalement vers le milieu du mur pour qu'il reste chaud en été et en hiver, et ainsi éviter la condensation tout en permettant le séchage. C'est pour ça que j'aime particulièrement la coupe de mur de la maison Edelweiss. C'est une solution vraiment élégante! En fait, dans un jeu de cartes, la coupe de mur d'Edelweiss serait pas mal le joker pour gagner dans toutes les situations... ».

La coupe de mur Edelweiss est présentée à la page 11 du guide Dessins techniques - Recueil de coupes pour les nouvelles constructions durables, disponible pour les membres pros.

Pour en savoir plus, vous pouvez également regarder le guide vidéo (en anglais) de l’assemblage d’un mur LEED Platine sur la chaîne Youtube d'Ecohome.

Une grande partie de ce qui précède est inspirée par une conférence donnée en avril 2014, à Barrie, en Ontario, par Joe Lstiburek, de la Building Science Corporation. Il simplifie les idées complexes des maisons modernes à haute efficacité, et ce, avec un flot ininterrompu de phrases trop comiques pour ne pas les inclure dans ce texte. Surtout qu’elles contribuent à faire passer le message!


Source: EcoHabitation


Vous avez un terrain inondé ? Dites vous qu’avec la semaine de chaleur que nous avons eu, la fonte des neiges a plus que débuté et que votre terrain le ressent. C’est à cette période que les terrains deviennent boueux et qu’ils ont du mal à évacuer l’accumulation d’eau qui forme une pression importante sur les fondations de votre maison. Les conséquences qui en découlent peuvent être considérables : Infiltration d’eau dans votre sous-sol, excès d’humidité, moisissures, etc.


Pourquoi de l’eau s’accumule sur votre terrain ?

Le principe est très simple votre drain français est un tuyau installé au niveau de vos fondations dans le but de faire évacuer l’eau vers les égouts. Lors de la fonte des neiges, il est évident qu’une immense quantité d’eau s’accumule sur votre terrain ainsi que sur le long de votre fondation. Si tout va bien, cette accumulation d’eau est ensuite expulsée par votre pompe de puisard. Vous vous doutez donc bien que si votre système de drainage est bouché ou endommagé, les conséquences peuvent être importantes menant un excès d’humidité, de la moisissure, et de l’accumulation d’eau dans votre sous-sol. Inspecter votre drain français régulièrement est donc plus que conseiller!


Faire nettoyer son drain français

Il est souvent conseillé de faire nettoyer son drain français chaque année et soyez certain que ceci peut vous sauver de bien des problèmes. L’expertise complète pour le nettoyage d’un drain français se fait par caméra en visionnant le système au complet de la maison. Également, une ou deux excavations doivent être effectuées aux alentours de la maison afin de vérifier la présence d’accumulation d’eau. Le nettoyage se fait ensuite grâce à une machine d’eau sous pression. Cette procédure est très simple et peut vous permettre d’éviter ou de prévenir des problèmes.


Source: RénoAssistance